«Qui vous a dit que nous partions ? Nous ne partons pas. Certaines forces vont peut-être partir. Mais pas nous !», lance un colosse russe en treillis vert qui se tient debout, sur la route de Tbilissi à Gori. De faction à un poste de contrôle situé à quelque 40 kilomètres de la capitale géorgienne, Iouri, qui dit se «battre depuis 12 ans mais n'avoir jamais vu d'aussi grandes horreurs que celles qu'ont commises les militaires géorgiens à Tskhinvali», apparaît plutôt nerveux et expéditif avec les voitures de journalistes qui tentent de passer le check point.