L'église Saint-Georges L'ancienne priorale Saint-Georges. Cet édifice (XIIe, XVe, XIXe s.), plusieurs fois remanié, semble d'emblée assez composite, impression que renforce encore son clocher aux airs embourgeoisés. C'est cependant l'une des églises gothiques les plus homogènes du Poitou. Elle appartient au style angevin comme en témoigne l'abside à cinq pans couverte d'une voûte à fines nervures toriques. Pourquoi Saint-Georges ? Il y a bien longtemps nous dit la légende, le saint Cavalier faisait route vers Vivonne. Au lieu-dit Fontrable, sa monture dans un élan prodigieux bondit au-dessus de la vallée du Clain, et se posa au lieu où fut édifiée l'église Saint-Georges. La construction A la place d'un édifice antérieur, l'église fut entièrement reconstruite vers la fin du XII, siècle. La nef ainsi que le portail sont de la première moitié du XIIe siècle. La façade a été restaurée en 1971 1972. L'imposant clocher que l'on peut admirer du square date du XIVe La restauration de la toiture et de toute la partie supérieure en a été achevée en 1995. Les deux voûtes furent refaites au XV, siècle à la suite des dévastations de la guerre de cent ans. Période révolutionnaire Les cloches Baptisées en 1767 et 1770, elles furent descendues en janvier 1794 pour être fondues et transformées en canons. les cloches actuelles datent de 1870 et répondent aux doux noms de Élisabeth-Jeanne, Alexandrine et Louise. La grande croix de bois Vraisemblablement, c'est la croix de mission de 1719. Pour la sauver de la destruction par les révolutionnaires, les paroissiens l'on apportée en1796 à la place qu'elle occupe aujourd'hui sous le clocher. Les cœurs qui la recouvrent ont été offerts par des familles à l'occasion de la mission. Le Maître-Autel L'ensemble en bois doré a été fait pour le couvent des carmes (mairie actuelle) en 1783. Il a été apporté à l'église Saint-Georges en 1793. Il a été restauré en 1995. A REMARQUER Dans le transept gauche Enfeu de la fin du XIVe (niche funéraire à fond plat). De part et d'autre de cet enfeu, fragments de la litre seigneuriale (peinture réalisée entre 1758 et 1778). Statue en pierre de la Vierge à l'Enfant, du XVIIe Dans le chœur Tableau votif au-dessus de la porte de la sacristie, à la mémoire de Dame Morisseau décédée en 1614. Magnifiquement restauré en 1988. Les boiseries du chœur datent de 1807. Dans le transept droit Une toile de Saint Georges, du XVIIe Au fond Le bénitier de pierre qui porte la date de 1752. Ravaillac Avant de quitter l'église, il faut rappeler le souvenir de ce visiteur particulier. Lors de son procès, il a déclaré avoir eu une vision dans l'église de Vivonne le jeudi après Pâques 1610. Suite de quoi il s'empara d'un couteau dans l'auberge où il était descendu et partit pour Paris dans l'intention de tuer le Roy Henri IV. Ce qu'il fit.
c'est beau quand même