Dans "Burn After Reading", l'employé d'un club de fitness s'empare accidentellement d'une disquette contenant des informations confidentielles et crée un cataclysme au sein de la CIA. Depuis Sang pour sang (1984), on sait que l'humour des frères Coen est noir, la nuance passant selon les films du léger au soutenu. Burn After Reading ("A brûler après lecture") se range dans la seconde catégorie. Celle où l'humour confine au sarcasme, le rapport au monde au nihilisme grotesque, les personnages à des quilles à abattre. Suivez l'information en continu, accédez à 70 fils de dépêches thématiques. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts L'avis du "Monde" A VOIR Sur le même sujet Agnès Varda, la réalisatrice du film documentaire français "Les Plages d'Agnès". Critique "Les Plages d'Agnès" : Agnès Varda reconstitue le puzzle de sa vie Une image du film d'animation finlandais de Michael Hegner et Kari Juusonen,"Niko, le petit renne". Critique "Niko, le petit renne" : joli divertissement dans les neiges scandinaves Critique "La Terre des hommes rouges" : la révolte des Indiens Kaiowa Critique "Mister Lonely" : Michael Jackson et les nonnes sportives L'exercice serait sujet à caution si deux facteurs n'en pimentaient l'intérêt. Le premier concerne le genre du film, une parodie de film d'espionnage, et la mise sur la sellette d'un service, la CIA, dont nul n'ignore le rôle catastrophique sur la scène politique. Le second est qu'une galerie d'acteurs de premier plan se prêtent au jeu de massacre avec une bonne volonté d'autant plus louable que les travers de leurs personnages pastichent leur propre profil artistique.