La crise a finalement rattrapé la Norvège, au point que cette "pétromonarchie" va rompre sa discipline et puiser plus que d'habitude dans son fonds souverain alimenté par les revenus de l'exploration pétrolière et gazière. Depuis une douzaine d'années, la Norvège a versé sur ce fonds plus de 220 milliards d'euros (à fin septembre 2008). Les recettes issues de l'exploitation des ressources en hydrocarbures sont placées en actions et obligations étrangères, évitant ainsi la surchauffe de l'économie locale. Lors de la conférence annuelle du patronat norvégien, le 7 janvier, le premier ministre travailliste, Jens Stoltenberg, a déclaré que le gouvernement allait utiliser plus d'argent du pétrole et du gaz que d'habitude : "C'est une politique conjoncturelle contra-cyclique. Nous allons utiliser plus de 4 % du rendement prévu du Fonds du pétrole pour 2009 lorsque nous présenterons notre budget complémentaire le 26 janvier."