La confusion paraît à son comble. Michèle Alliot-Marie s'érige, au nom du gaullisme, en chantre de l'atlantisme, et le très atlantiste secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, déclare avec complaisance : « Je me sens un peu gaulliste… » Que se cache-t-il derrière ces jeux de rôle, derrière la décision surprenante du président de la République, jamais évoquée pendant sa campagne, de regagner le bercail de l'organisation militaire intégrée de l'Otan ?