Déclarations d'impôt falsifiées, travail au noir, prestations sociales indues, arrêts maladie fictifs… la liste des fraudes en tout genre est longue. A Paris, le phénomène concerne particulièrement le secteur du bâtiment, la sous-traitance et les "auto-entreprises" : les autorités citent en exemple les ongleries et les coiffeurs africains de certains arrondissements, souvent non déclarés, travaillant sans brevet professionnel et parfois en situation irrégulière dans le pays. Le procureur de la République observe un nombre croissant d'affaires frauduleuses qui arrivent devant les tribunaux. Selon lui, le chiffre aurait doublé en deux ans, et 91 % des fraudes reçoivent aujourd'hui une "réponse pénale".