Il y a deux sortes de pirates pour Osman M.F. : "Les professionnels et ceux qui les aident pour un peu d'argent", explique ce Somalien âgé de 30 ans à la police néerlandaise. Il existe aussi, aurait-il pu ajouter, une troisième catégorie, la sienne, celles des apprentis pirates malchanceux. L'horizon d'Osman M.F. s'arrête désormais aux miradors de Krimpen, une prison des Pays-Bas. Il sera bientôt jugé par une cour de Rotterdam aux côtés de quatre autres pirates. Loin, très loin de Ras Assair, "le point le plus au nord de la Somalie", d'où, pour la dernière fois, il a largué les amarres le 1er janvier.