Il ne fait rien comme tout le monde, et il ne le fait même pas exprès : le pianiste Piotr Anderszewski est un extra-terrestre débarqué un jour en France de sa Pologne natale sur la planète bien réglée de la musique classique. Mais ces règles-là, elles ne sont pas pour lui. Tout simplement. D'abord, il y a les apparences, pas si trompeuses : Piotr Anderszewski a traîné sur les tabourets de piano des plus grandes salles un pantalon en cuir noir qui lui a valu, entre autres, d'être surnommé « le punk polonais » par le New York Times. Un bien grand mot pour une tenue seulement inhabituelle.