Avec un an de retard, deux musées de la Ville de Paris fêtent durant l'été le centième anniversaire de la naissance d'Henri Cartier-Bresson (1908- 2004). L'occasion pour les jeunes et moins jeunes de jouir d'une oeuvre immense et pour ces deux lieux de montrer les épreuves qu'ils possèdent du maître de l'instantané, de la bourlingue poétique, du portrait furtif, de la composition géométrique. Avec le Desk, suivez l'information qui vous intéresse en temps réel Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Sur le même sujet A un oeil neuf, qui aimerait se confronter à "l'oeil du siècle" - titre d'une biographie signée Pierre Assouline -, nous conseillons de commencer par l'exposition de la Maison européenne de la photographie (MEP). Là où l'on trouve le plus de photos - 122 sur les 320 que possède la MEP - et où le panorama est le plus large. C'est l'accrochage qui ressemble le plus à une exposition HCB, comme il y en a eu tant de son vivant, avec des petits formats alignés serrés. Quelques grandes images du Mexique, de Chine et d'Inde, des portraits aussi, manquent, mais l'essentiel est réuni, et les chefs-d'oeuvre figurent en rafale. Avec une dominante sur Paris, une autre sur l'Europe. C'est précieux pour celui qui ne connaît pas Cartier-Bresso