Alors que le bus continuait à avancer, nous sommes arrivés à la place Valiasr qui était remplie de policiers et de membres des forces de sécurité. A ce moment, mon cœur battait très fort. J'avais peur qu'ils ne voient le sang sur l'écharpe de ma camarade et qu'ils ne l'arrêtent. Je ne savais pas ce que nous pourrions faire alors. J'ai essayé de masquer le sang, mais elle m'a dit qu'elle refusait de se cacher, par fierté. Je lui ai dit que ce n'était pas du courage mais de la bêtise, car ils allaient l'arrêter et la mettre en prison. Elle n'avait plus d'énergie mais paraissait tout de même très énervée, alors elle m'a dit doucement : 'Je vais retrouver mon vote et me battre jusqu'à la dernière goutte de mon sang.' "