Fermée à double tour il y a vingt ans, la frontière russo-chinoise, un pointillé de 4 192 km sur la carte, est, quand on la regarde à la loupe, le théâtre d'un incessant va-et-vient. Vingt et une "portes" commandent l'ouverture des mondes slave et asiatique. L'une d'elles, le petit poste-frontière de Pogranitchny, au coeur d'un vallon boisé à 200 km de Vladivostok, ne chôme pas. Douze heures par jour, il laisse passer touristes, commerçants, étudiants, en route vers "l'autre côté".