Que ce soient ceux de première ou de deuxième génération, les neuroleptiques multiplient par deux le risque de mourir d'un problème cardiaque soudain. En France, chaque année, 40 000 adultes apparemment en bonne santé meurent d'un problème cardiaque le plus souvent insoupçonné. Le décès survient moins d'une heure après le début des symptômes qui évoquent un défaut d'irrigation du cœur : c'est la mort subite de l'adulte, qui représente près de la moitié des décès d'origine cardiaque. On ignore les causes de ces défaillances cardiaques imprévisibles, mais on savait que les neuroleptiques dits de première génération en augmentent le risque ; selon Wayne Ray et ses collègues, du Département de médecine préventive de Nashville, dans le Tennessee, il en va de même de ceux de seconde génération, plus utilisés aujourd'hui. Les neuroleptiques sont indiqués dans le traitement de certains troubles psychiatriques, telle la schizophrénie. Les neuroleptiques de seconde génération dits atypiques sont aujourd'hui davantage prescrits parce qu'ils auraient moins d'effets secondaires (risque de décès plus faible, moins de troubles moteurs, etc.).