A Vienne, l'AIEA a admis avoir été informée par l'Iran le 21 septembre qu'il construisait un second centre d'enrichissement d'uranium, en plus de celui de Natanz (centre). Les Occidentaux ont assuré avoir connaissance du nouveau site depuis longtemps. "Depuis un certain temps, nous - Américains, Francais, Britanniques - avions des informations sur l'existence de la centrale en construction de Qom", a confié à l'AFP un responsable français sous anonymat. Il a précisé que l'Allemagne, la Russie et la Chine n'étaient pas au courant et n'avaient été informées que récemment par leurs alliés. Ces deux derniers pays, sans parler de sanctions, ont appelé l'Iran à "coopérer avec l'AIEA sur ce dossier". Téhéran doit "coopérer pleinement", a insisté le président russe Dmitri Medvedev. Selon un responsable français, le projet de Qom a été lancé il y a plus de quatre ans, donc avant l'élection du président ultra-conservateur iranien Mahmoud Ahmadinejad. A en croire une autre source française, la construction elle-même a commencé il y a deux ans. Le site a une capacité de 3.000 centrifugeuses maximum, alors que celui de Natanz peut en abriter 40.000. Cette deuxième usine d'enrichissement a "la bonne taille" pour produire assez d'uranium pour une arme nucléaire, a estimé un haut responsable américain sous couvert d'anonymat. La révélation de l'existence de ce site survient à quelques jours d'une réunion, prévue jeudi à Genève, des six grandes puissances chargées du dossier iranien - Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine et Allemagne - avec Téhéran. Ce sera un "sujet très important" des discussions, a assuré un responsable américain.
Il faut préciser qu' incidemment, le 20 septembre, l'Iran déclare ne plus vouloir du dollar pour le paiement du pétrole, tel l'Irak en son temps ?