Informations
credit impot recherche - created by titou-james
credit impot recherche
Public Group
Date : the 15/09/2009
Visited : 478
SpotRank : 337521
Channel: Economics, Finance
Permalink :
AUTHOR(S)
 

credit impot recherche Follow

discours de Montpellier

Menu principal Ségolène Royal Le blog Actualités Discours et interviews Agenda Biographie L'association Les universités populaires Sites communautaires Facebook Twitter Daily motion Flickr sites associés Petites annonces solidaires Boutique Rétablir la vérité Vidéos Vidéos Les blogs et sites Les blogs Les sites Faites un don Entrer le montant: € CAD USD GBP AUD JPY EUR Connection Identifiant Mot de passe Se souvenir de moi Mot de passe oublié ? Identifiant oublié ? Créer un compte Archives Jeunes d'avenir Jeunes d'avenir Accueil Désirs d'avenir Le Discours de Ségolène Royal lors de la Fête de la Fraternité Voici le texte du discours de Ségolène Royal prononcé lors de la Fête de la Fraternité à Montpellier. Et en vidéo, la première partie de ce grand discours. Mes chers amis, Permettez moi de vous dire ma joie et ma tendresse de vous voir, nombreux, vous qui êtes venus parfois de si loin, vous qui restez heureux et présents, par jour de grand beau temps comme par jour de tempêtes. Nous avons marché ensemble et nous marcherons encore longtemps ensemble. Car c’est cela, l’esprit de notre mouvement citoyen, c’est cela l’esprit de Désirs d’Avenir : un rassemblement de citoyens en mouvement qui marchent, ensemble pour ouvrir un autre chemin. Merci à tous les artistes, les créateurs, de leur don … celui de leur art pour nous offrir de la joie. Merci à ceux de l’ombre, ceux des coulisses, ceux qu’on ne voit jamais et sans lesquels rien ne serait possible. Merci à Brahim Abbou, notre magnifique Brahim, à toute l’équipe du comité local de Désirs d’avenir, à Cité d’avenir : vous avez fait un travail formidable, enthousiaste, chaleureux qui a porté cet évènement. Merci à Hélène Mandroux qui nous accueille dans sa belle ville, merci à Jean-Louis Bianco, Delphine Batho, Guillaume Garot, Dominique Bertinotti, Najat Vallaud-Belkacem, Marie Monique Robin, Daniel Maximin pour votre présence et pour la qualité exceptionnelle de vos interventions. Merci à Jean-Pierre Mignard, mon ami, qui vous envoie le bonjour et s’excuse de ne pouvoir être parmi nous. Je ne l’oublierai jamais. Il est à Libreville dans le cadre de son métier d’avocat. Martin Luther proclamait « le courage, c’est de ne pas se soumettre aux circonstances. » Permettez moi, aujourd’hui, de saluer VOTRE courage. Le courage de ne pas céder, de ne pas douter, malgré les vents tourbillonnants qui ne sont, au fond, que l’écume des vagues. « La vie, comme le combat politique est faite de méandres, de flux et de reflux. C’est le mouvement même de la vie. ». C’est François Mitterrand qui disait cela. L’essentiel, c’est de garder son cap, d’avancer avec sa boussole et de ne pas quitter des yeux l’objectif que nous nous sommes fixés. Le microcosme parisien, dérouté par ma liberté par mon refus de m’assujettir à leurs codes leurs compromissions a entamé la mise en accusation répétitive et obsessionnelle sur la solitude. Comme si quelques notables de la politique en attente de jours meilleurs et allant faire leur marché ailleurs, comptaient davantage que vous tous qui donnez généreusement votre temps, vos déplacements, vos énergies, vous êtes vrais, simples, heureux, vous êtes la France qu’on aime. Moi, ce qui me préoccupe ce n’est pas mon sort personnel, c’est le sentiment de solitude et même d’abandon que ressentent des millions de français. Qu’entendons-nous ? Les questions de vie quotidiennes sont là, de plus en plus pressantes : « qu’est-ce qui va se passer si la grippe arrive dans l’école de mon enfant ? Si je perds mon boulot ? Que va devenir ma vie, ma famille, si mon entreprise est menacée, si je tombe malade, si je ne peux pas rembourser mon emprunt, si je n’arrive pas à payer d’études à mon fils ou ma fille, s’ils ne trouvent pas de travail ? » Le pouvoir nous abandonne et nous laisse seuls dans l’adversité. Tout un peuple abandonné en quelque sorte par ses dirigeants, voilà la vraie, la dure solitude à laquelle les télés devraient s’intéresser. La fragilité croissante n’épargne personne. On se méfie des gens de pouvoir, perçus comme incapables d’arranger le désordre. « Même quand ils agissent, pas de résultats concrets » entend-on. Alors oui, il faut d’urgence des résultats, ici et maintenant. Tout le reste, c’est du temps perdu et de l’embrouille. Les politiques sont perçus comme des marchands de mots. « Taxes » : voilà le mot le plus rejeté, car même habillée en vert c’est une contrainte de plus. « Pourquoi ajouter des contraintes aux contraintes alors que la vie devient plus dure. On a l’impression d’avoir de moins de moins de liberté dans la vie quotidienne, même plus de liberté de la pensée. » Combien de témoignages disant : « Je l’avoue : je me replie de plus en plus sur mon pré carré : ma famille, mes proches, les miens quoi. Je suis de gauche et je m’aperçois avec stupéfaction que j’ai du mal avec certains mots, je ne les comprends plus « collectifs », « soutien aux plus défavorisés » ou même « solidarité ». Mots qui ébranlent nos certitudes et nos propres mots, usés à force d’être ressassés. Osons le dire. Solidarité ? Mais solidarité avec qui, quand on reçoit si peu ? On culpabilise les gens, on les traite comme des privilégiés parce qu’ils ont un CDI, comme si c’était un luxe ; on leur dit qu’ils sont de mauvais citoyens parce qu’ils utilisent leur voiture pour aller à un pique nique en famille le dimanche, comme si c’était un crime de lèse planète en vérité le coup d’une taxe. Et pendant ce temps, les vrais privilégiés prospèrent. La connivence, les réseaux de relations les protègent. C’est insupportable. De la même façon que l’on risque de rendre l’écologie difficile en créant des taxes nouvelles, on risque de galvauder ce beau mot de « solidarité », à force de l’invoquer sans mettre à bas les rentes des vrais privilégiés. Alors, c’est pour tous et pour toutes que nous devons nous sentir fort de notre force, libre de notre liberté, sereins de notre sérénité. Parce que nous avançons ensemble, parce que nous innovons ensemble, parce que nous entreprenons ensemble, parce que nous nous respectons mutuellement, parce que nous rêvons aussi un monde meilleur et que nous mettons, n’en déplaise à certains, toute notre énergie, toute notre force, toute notre créativité au service des autres et au service de la France. Parce que le peuple est debout, parce que nous sommes les citoyens et que nous travaillons à l’avènement de ce Siècle Citoyen où l’on reprendra la maîtrise des choses, de nos vies sans subir le joug d’un pouvoir inerte. Et de cela je suis fière ! Et de cela nous n’avons pas à rougir ! Et de cela nous n’aurons jamais à nous excuser, quelle que soit les scepticismes, les ricanements et les menaces. Soyez fiers de vous, soyons fiers de nous. Mes chers amis, venus de partout. Quel chemin parcouru depuis l’automne dernier ! Depuis cette première fête de la Fraternité qui fit couler tellement d’encre. Vous avez vu depuis, ne boudons pas cette gourmandise, à quel point après les ricanements du Zénith le mot Fraternité s’est invité dans toutes les discussions, dans tous les discours, dans toutes les déclarations. Je m’en réjouis. Ce mot appartient à la France. Il est l’un des socles de notre pays, de notre démocratie, il est le grand vœu des Lumières ! Avec la liberté et l’égalité. Quel chemin parcouru depuis un an ! Nous avons lancé les Universités Populaires Participatives. Chacune d’elle a été un grand succès. Nous avons réuni des milliers de personnes cette année pour débattre ensemble, avec des spécialistes remarquables, sur des sujets fondamentaux : Qu’il s’agisse de la crise financière, ou comment la surmonter avec des hommes à la pointe de la réflexion économique comme Philippe Aghion ou Yann Algan …. Qu’il s’agisse des liens entre l’Europe et l’Afrique… personne n’oubliera l’émouvante et puissante intervention de Stéphane Hessel, saluant le pardon de Dakar, saluant aussi notre volonté d’imposer la fraternité dans le débat public. Et nous avons entendu Daniel Maximin, si brillant et si convainquant. Que nous évoquions la crise alimentaire ou la Fraternité, avec les interventions si humaines de Régis Debray et Jean Claude Guillebaud. Marie Monique Robin, le monde selon Montsanto nous a montré tout à l’heure les liens étroits et protection de la planète. Oui, nous avons, depuis un an, avancé à pas de géants. Le 1er Octobre, à Poitiers, débutera et pour 3 jours l’université populaire du grand sociologue Edgar Morin sur les 7 grands défis que doit relever l’humanité : défi de la politique et de la gouvernance internationale, défi économique, social, écologique, éducatif et éthique, le vendredi 2 octobre à 18 heures, Université participative européenne. Ces défis que je fais mien et que je porterai dans toutes mes actions nationales et internationales en votre nom et au nom des Français. Oui, mes amis, nous pouvons être heureux de ce que nous sommes et de ce que nous faisons. Désirs d’avenir, armé de son enthousiasme, de son savoir faire et de sa croyance en demain, Désir d’avenir à construit cette année des bases solides de réflexions et d’action concrètes pour demain. En venant ici, je repensais à cette année qui venait de s’écouler. On peut tout faire si on reste chevillé à la base ; On peut tout faire quand on reste à l’écoute populaire ; On peut tout faire quand on n’a pas peur de parler ; On peut tout faire quand on n’a pas peur de la vérité et que l’on accepte de se remettre en cause; Avec vous, je n’ai pas peur de parler ; Avec vous, je n’ai pas peur de la vérité ; Je crois à la force citoyenne ; Oui, ce qui compte, c’est la constance, et le chemin dans lequel nous avançons ! Ce qui compte, c’est notre cohésion et notre volonté d’avancer malgré les embûches ; Ce qui compte, c’est notre respect mutuel ; Ce qui compte, c’est notre fraternité, qui est plus grande que nous et qui va encore nous faire grandir et donner envie de nous rejoindre ! A nous ensuite qu’il y a une autre façon de faire de la politique, humaine et efficace. Qu’est-ce que c’est que la fraternité et comment peut-elle nous faire agir ? La fraternité « consiste à devenir frère et sœur avec tous ceux qui ne sont ni nos frères ni nos sœurs. » J’y vois là une clé essentielle pour permettre une nouvelle conscience mondiale, ce nouveau siècle citoyen. La fraternité, c’est ce sentiment qui dépasse toutes les différences pour nous permettre de vivre ensemble. Dans un monde frappé par une crise morale sans précédent, un pessimisme latent, un « aquabonisme » quotidien, tant la vie est difficile, tant l’horizon semble bouché, dans les rapports familiaux, sociaux , se dégradent, dans un monde au cœur glacé, ou l’individualisme est la seule réponse que l’on peut trouver pour se protéger des coups qui pleuvent, lié à une politique injuste qui accorde tout à ceux qui ont tout et n’accorde rien à ceux qui n’ont déjà pas grand-chose. Liés aussi à une dégradation du lien républicain… dans ce monde qui ressemble de plus en plus à une jungle, où la loi du plus fort remplace peu à peu le progrès social, oui dans ce monde qui s’empoisonne, la fraternité doit agir comme un puissant contre poison. Nous sommes meurtris par les suicides à France Télécom. Ils disent une souffrance, personnelle mais aussi peut être sociale, du à un changement brutal de culture de cette entreprise, à ces murs de silence derrière lesquels on s’enferme quand la pression devient trop forte. Je n’irai pas plus loin mais je ressens ces vies écourtées par le chagrin comme une alerte, qui doit tous nous rappeler que la fraternité, c’est justement combattre la société de défiance. Fraterniser, c’est établir de nouveau rapport dans l’entreprise, un nouveau dialogue social. Nous sommes aussi meurtris par la souffrance des salariés des usines qui ferment, Molex, Continental… Ouvriers humiliés, bafoués… Chez Fabris, on menaçait de faire brûler l’usine et je les comprenais parce qu’à leurs côtés je voyais l’humiliation, la désespérance, être traités moins bien que les machines, liquidés avec la mémoire ouvrière que l’on écrase sans un geste, sans un mot, sans la moindre contrepartie alors que l’argent continue de couler à flots sur des banquiers véreux. Il y a 150 ans naissait Jean Jaurès. Jaurès engagé comme un lion dans la lutte pour la justice sociale, Jaurès qui, avec une écriture magistrale, décrit avec tant de force la souffrance ouvrière de la fin du 19ème siècle, évoque « un système de métal qui traite les hommes comme des marchandises ! « Un siècle plus tard, rien de vraiment différent. Toujours un système dont les mâchoires d’acier broie les plus faibles. Ce combat de la dignité, c’est notre combat, à nous les socialistes, à nous les progressistes, a nous la gauche ! Le combat pour le respect humain, de la justice sociale. Le courage, écrivait-il, c’est de chercher la vérité et de la dire. Même si elle dérange, même si elle réveille toutes les oppositions les plus violentes. Vous, moi, nous sommes les héritiers de ces idées là. Nous sommes les gardiens de la devise de la France « liberté, égalité, fraternité. » La France de la Fraternité peut elle accepter cela sans réagir à cette offense faites aux salariés ? La politique est une affaire de décision, d’échelle de valeur et je ne crois pas, moi, que la politique soit impuissante devant l’économique. Je crois au pouvoir du dialogue social, et fraternel. Mais la fraternité se forge aussi dans le combat contre l’adversité. Cet incroyable ressort humain qui se réveille lorsque nos vies sont menacées. Plus de querelles de voisinage, plus de querelles de clochers. Quand la tempête souffle et détruit le village, tout le monde le reconstruit, ensemble, sans état d’âme en se donnant du courage. C’est aussi la fraternité des ouvriers de Continental qui se déplacent à Hanovre pour fraterniser avec les ouvriers allemands. « Les forces divisées s’annulent » écrivait Victor Hugo. La fraternité les additionne, les multiplient là ou l’indifférence et l’injustice sociale les soustrait, les divisent, les affaiblit. C’est cela qui anime à Désirs d’avenir. Oui, Désirs d’avenir est un mouvement de citoyens, ancré dans la réalité, dans l’écoute et dans le plaisir d’être ensemble pour être utile. Nous sommes pour la plupart d’entre nous engagés à gauche depuis tant d’années, dans les associations, au parti[...]

TAGS
View original story on http://segolene80.blogspirit.com/archive/2009/09/21/discours-de-montpellier.html
YOUR REACTION
YOUR REACTION