A deux pas des festivals d'été, les silences du ministère de la Culture vis-à-vis du spectacle vivant et la récente valse de nominations accroissent le malaise dans la profession. Stupeur et découragement. Incompréhension et colère. Lorsque, à la fin de mai 2011, le ministère de la Culture publie la liste des derniers candidats en lice pour la reprise des Tréteaux de France, centre dramatique national itinérant dirigé, jusqu'au 1er juillet, par Marcel Maréchal, beaucoup se frottent les yeux. Car, aux côtés de professionnels comme Robin Renucci, Patrick Pineau ou Peter Brook, figure le nom du journaliste sportif Gérard Holtz. Sa légitimité? Une passion pour le théâtre, certes, et l'adoubement de Maréchal, qui, l'ayant croisé sur le Tour de France en 2008, conclut: "Finalement, nous faisons le même métier!"