LEMONDE.FR avec AFP | 22.09.09 | 11h32 • Mis à jour le 22.09.09 | 12h46 Au matin d'une journée nationale de mobilisation d'une intersyndicale contre la réforme envisagée, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, a assuré, mardi sur France-Inter, qu'il n'était "pas question de privatiser La Poste", excluant que le projet d'ouverture du capital de l'entreprise publique puisse faire l'objet d'un référendum. "Je crois que les engagements sont très, très clairs", a-t-elle précisé. AFP/MYCHELE DANIAU "L'ouverture du capital de La Poste, la modernisation de cette institution pour qu'elle puisse faire face à la concurrence, pour qu'elle puisse investir (...), pour qu'elle puisse prendre le tournant de l'électronique en particulier, est nécessaire maintenant", a souligné la ministre de l'économie, Mme Lagarde, sur France-Inter mardi. "L'ouverture du capital de La Poste, la modernisation de cette institution pour qu'elle puisse faire face à la concurrence, pour qu'elle puisse investir (...), pour qu'elle puisse prendre le tournant de l'électronique en particulier, est nécessaire maintenant", a-t-elle ajouté. "Mais il n'est pas question de privatiser. Les acteurs qui vont entrer au capital seront des acteurs publics, notamment la Caisse des dépôts et consignations", a souligné Mme Lagarde. Interrogée sur un éventuel référendum sur la question, elle a répondu, le projet garantissant selon elle le service public, qu'il qu'"il n'y a pas de quoi amener tout le monde aux urnes". Le Comité national contre la privatisation de La Poste, dont font partie 80 organisations et associations, dont les syndicats FO, CGT, CFTC, SUD-PTT, et le PS, le PCF et les Verts, a lancé en juillet une campagne pour une consultation nationale le 3 octobre, en invitant les Français à se prononcer sur le changement de statut de l'établissement public en société anonyme à capitaux publics. Les syndicats jugent que l'Etat peut financer La Poste via des dotations en capital, sans créer une société par action, prélude selon eux à une privatisation. Une manifestation partira à 14 heures du siège de La Poste, à Montparnasse. Les grévistes parisiens se retrouveront mercredi devant le bureau de poste de Château-Rouge (18e arrondissement), où une grève dure depuis le 7 février. L'appel à la grève nationale était suivi mardi matin par 21,5 % du personnel, selon les premières estimations de la direction, SUD et FO parlant de 35 % à 40 % de grévistes.