Tout va donc se jouer en décembre 2009 ? La thèse selon laquelle la protection de notre chère planète passe par la préservation de la couche d’ozone et une réduction d’ici 2020 de 20 % des gaz à effets de serre pour les Européens, est dans l’air du temps. Et selon le kit de survie, le prochain sommet de Copenhague est l’horizon indépassable. Formule choc, mais bien réductrice. Loin de vouloir ironiser sur les urgences ou de proposer une autre hiérarchie des priorités, notre survie — dont il serait question à Copenhague — ne dépend-elle pas tout autant du sort qui sera réservé aux armes nucléaires ? Eu égard au rôle qu’elles jouent dans les questions climatiques, eu égard aux ressources financières qui sont détournées à leur profit et parce que ces armes sont destinées à défigurer et dévaster la planète… durablement, la question mérite d’être posée.