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politique culturelle française - created by Sylvia
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Date : the 05/02/2008
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L'enseignement théâtral va bien, par Thierry Pariente

Il est donc revenu le temps où qui veut se préparer au métier d'acteur se doit de quitter sa "hideuse province" pour tenter les deux seuls vrais concours dignes de foi, celui du Conservatoire national d'art dramatique et du Théâtre national de Strasbourg (TNS). A en croire Daniel Mesguich et Julie Brochen (Le Monde du 28 juillet), qui trouvent   que les diplômes de comédien sont une "plaisanterie", je "sors du   Conservatoire" ou je "sors du TNS" seraient donc les deux seules   expressions tolérées pour des comédiennes et comédiens qui, sans doute,   n'oseront plus jamais avouer, après avoir lu cette diatribe, qu'ils ont   suivi des cours de haut niveau à Bordeaux, Cannes, Lille, Limoges,   Lyon, Montpellier, Rennes ou Saint-Etienne. Et peu importe que ces enseignements prodigués en région l'aient été   par Dominique Pitoiset, Jean-Pierre Vincent, Stuart Seide, Matthias   Langhoff, Jacques Lassalle, Alain Françon, Bernard Sobel, Anatoli   Vassiliev, Stanislas Nordey, Jean-Claude Berutti, Ariel Garcia-Valdès   ou Philippe Delaigue. Deux écoles supérieures donc, et seulement deux. Faut-il craindre pour   sa réputation et douter de sa force pour en arriver à une telle   présomption ! Qui oserait remettre en cause l'enseignement de la   science politique ailleurs qu'à "Sciences Po" ? Et qui ne verrait dans   le même temps que, sans revendiquer une exception excluante,   l'institution parisienne a maintenu son image au plus haut en dépit de   l'excellence des cours prodigués à Grenoble ou à Bordeaux par exemple ?   Leurs moyens, leur histoire et leur notoriété ne plaident-ils pas pour   le Conservatoire national et pour le TNS, sans que leurs directeurs   éprouvent le besoin de tirer à bout portant sur toutes les autres   écoles ? Et vaut-il mieux laisser proliférer partout en France des   formations théâtrales non professionnelles sous le prétexte que deux   écoles suffisent à assurer l'excellence ?

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Sylvia
Sylvia : "la réponse de Thierry Pariente, nouveau directeur de l'ENSATT ; certes la domination du CNSAD et du TNS n'est plus d'actualité, d'autres écoles ont fait leurs preuves depuis, et avec brio ; mais réduire le débat à une guerre entre écoles me semble improductif... qu'est-ce que l'état cherche à faire en proposant un diplôme de comédien ? est-ce que ce diplôme sera le garant d'une carrière quelle qu'elle soit ? et va-t-il connaître le même succès que le fameux diplôme pour enseigner le théâtre, obligatoire mais que plus personne ne peut passer faute de concours ? pour autant, un argument me fait réfléchir, celui qui vise à l'international : un diplôme reconnu au delà des frontières, ça donne envie. mais n'est-ce pas déjà le cas quand on sort d'une "grande" école ? "
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