"Coupable", le mot de trop Dès que Sarkozy a prononcé le mot de « coupables », les avocats de Dominique de Villepin ont aussitôt assigné en justice le Président de la République pour atteinte à la présomption d'innocence. Les responsables de l'UMP ont tenté d'éteindre la polémique à longueur d'interviews en expliquant un peu maladroitement que par principe, les coupables font partie des prévenus. Pour tenter d'apaiser les choses, Nicolas Sarkozy a accordé une longue interview au journal Le Figaro où il est revenu sur toutes les polémiques, notamment l'emploi du mot "coupables" à propos des prévenus de l'affaire Clearstream. Et surprise, le président de la République a exprimé des regrets : (Le Figaro, 16 octobre 2009). C'est sobre mais suffisamment clair. Dominique de Villepin a d'ailleurs immédiatement réagi en saluant l'intervention de Sarkozy et en précisant qu'il n'avait aucune haine. Des regrets rajoutés. En réalité, Nicolas Sarkozy n'a pas exprimé de regrets dans cette interview. La phrase a été rajoutée quelques heures après, quand l'interview a été relue à l'Elysée avant la publication. C'est l'Express qui révèle l'information dans son numéro du 21 octobre 2009 :