Le choix d'inconnus comme président et ministre des Affaires étrangères permet aux dirigeants européens de garder la main. Apprenez bien son nom : Herman Van Rompuy… Il sera VOTRE président à partir du 1er décembre. Non, ne rêvez pas, il ne remplace pas Nicolas Sarkozy, mais Herman Van Rompuy sera le Président du Conseil européen, pas tout à fait le « président de l'Europe » mais presque. Une nouvelle ère pour l'UE ? Pas si vite… Les nouvelles institutions européennes, prévues par le traité de Lisbonne enfin ratifié à l'issue d'un long parcours du combattant prévoient en effet la nomination d'un Président du Conseil européen pour deux ans et demi renouvelables, et celle d'un Haut Représentant pour les Affaires étrangères. Ces deux personnalités sont censées apporter plus de poids à la voix de l'Europe, en les inscrivant dans la durée là où le système des présidences tournantes tous les six mois n'y parvenait pas. Qui pour occuper les postes ? Comme toujours avec les nouvelles institutions, le premier casse-tête a été de désigner les premières personnalités pour les occuper. Cela fait des mois que l'affaire agite les coulisses des 27 pays de l'Union européenne, avec les habituelles luttes d'influence, mais aussi, une chose qui ne change pas dans la gestion des décisions politiques européennes, avant comme après Lisbonne : l'opacité.