La salle est chaud-bouillante quand apparaissent les musiciens sur scène. R.Wan arrive en courant, démarre sur ‘Ouais’ et le public crie déjà quand il chante « mais tout ça c’est mol ». La lumière se fait sur chacune des grandes lettres JAVA quand il affirme « le son qui pète tient en quatre lettres ». Il embraye sur un très vindicatif ‘J’me marre’ avant de faire chanter le public sur ‘Folklore’. Bistrol Banto se lève pour nous faire taper dans les mains – on dirait qu’il vient de se réveiller, alors qu’une fois à la batterie, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il a pas les baguettes dans sa poche. Après ‘On’, c’est au tour de ‘l’Amer à Boire’, le dernier album ne semble pas déphaser le public qui chante « remplis mon verre et arrête de parler » sur le refrain. Pour ‘Metro’ – celle dont les paroles sont simples, il suffit d’ouvrir son plan de paris – la salle se lâche enfin, il était temps, je danse depuis les premières mesures ! Pépouseman, le bassiste, joue d’une contrebasse mais électrique pour pouvoir continuer à sauter partout. Java invite ensuite Les Chevals sur ‘Moi je Moi je’. C’est là que tout bascule : Fixi, le champion olympique d’accordéon, fait venir son mentor, Daniel Colin, le roi du musette, sur scène et ils partent dans un duo. R.Wan nous menace : on arrête pas l’ambiance bal musette tant que toute la fosse n’est pas en train de danser, et pas moyen de s’échapper, les portes sont fermées. La boule à facette continue de tourner et il fait monter des motivés sur scène pour nous montrer comment ça se danse. Ne manquait plus que la tombola !