Les déficits record de la Grèce émeuvent l’Europe, et en particulier l’Eurozone. € 300 milliards de dette, représentant plus de 90% du PIB et une dette annuelle de 9% cette année font exploser les critères de Maastricht, respectivement de 60% et de 3%. On s’en doutait et jamais la Grèce n’aurait du être intégrée dans l’Euro tant que ses problèmes structurels n’étaient pas résolus : corruption massive, économie parallèle et fraude fiscale sur une grande échelle ont toujours rendu l’économie grecque inefficiente. Même les chiffres émanant d’Athènes sont sujet à caution et Eurostat (l’entité en charge des statistiques européennes) vient d’envoyer une équipe pour en avoir le cœur net. Comme d’habitude, la Grèce demande l’aide de l’Union Européenne qui, tout en soutenant les efforts du Gouvernement Papandreou, a fort justement décliné cette demande. La Grèce, n’aimant pas les contraintes du Fonds Monétaire International, a refusé l’aide de celui-ci. Elle refuse toute conditionnalité et considère que la baisse de sa notation par Fitch Ratings est une « atteinte à sa souveraineté ». Elle promet de rentrer dans les critères budgétaires en…2013. Manifestement on préfère les manifestations a l’austérité.