Avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, le 1er décembre dernier, les pays candidats peuvent respirer : l’Union n’a désormais plus aucune raison de leur refuser l’adhésion une fois qu’ils seront prêts. En effet, l’Allemagne et la France avaient fait de Lisbonne une condition sine qua non de la poursuite du processus d’élargissement, afin surtout de faire pression sur les pays les plus réticents à ratifier ce texte. Même si cela n’a pas été perçu au sein de l’Union, l’angoisse des pays candidats était réelle, chaque accroc au processus de ratification de Lisbonne étant vécu comme un coup de poignard. « Il faut les rassurer maintenant et leur montrer que nous tiendrons nos promesses », confie un diplomate de haut rang espagnol. Cela ne devrait pas être trop difficile. Ainsi, comme pour fêter l’événement, le président serbe Boris Tadic (ci-dessus, au soir de son élection) n’a pas attendu un mois pour déposer officiellement la candidature de son pays, le 22 décembre, à Stockholm, la capitale de la Suède qui assume la présidence tournante de l’Union.