Alors que la France, du fait du Traité de Lisbonne, doit passer de 72 à 74 élus, le Premier ministre invoque le fait que ces recrues ne siègeront pas immédiatement. La méthode choisie par le gouvernement était critiquée par tous les groupes parlementaires à l'exception de l'UMP. Pourquoi se presser ? Saisissant l’excuse du «programme de travail» diffusé dernièrement par la présidence espagnole de l’UE pour la mise en oeuvre du Traité de Lisbonne, François Fillon a écrit, ce lundi, au président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, pour lui demander de repousser la nomination de deux députés français supplémentaires devant siéger au Parlement européen en tant qu’«observateurs» (sans droit de vote). Le Premier ministre avait proposé, le 30 novembre, de désigner ces deux eurodéputés accordés en bonus par la ratification du Traité de Lisbonne - la France passant de 72 à 74 élus - parmi les députés. L’un dans la majorité, l’autre dans l’opposition. Une méthode tarabiscotée et guère logique, décriée par tous les groupes parlementaires à l’exception de l’UMP, qui devaient voter sur ce point, mercredi.