Dans ce drame, le régime chinois a semblé changer de nature et de style, montrant soudain, après l'intransigeance contre les Tibétains, une solidarité et une compassion sans limites pour les victimes de cette catastrophe. En l'espace d'un tremblement de terre, les images de la torche olympique chahutée dans les rues des grandes villes d'Occident s'estompaient derrière celles, autrement plus bouleversantes, de mères arrachant les corps de leurs enfants aux gravats d'écoles effondrées. En quelques secondes, ce régime qui piétine les droits de l'homme des Tibétains se transformait en bon samaritain qui tend la main aux Sichuanais.Dans ce drame, le régime chinois a semblé changer de nature et de style, montrant soudain, après l'intransigeance contre les Tibétains, une solidarité et une compassion sans limites pour les victimes de cette catastrophe. En l'espace d'un tremblement de terre, les images de la torche olympique chahutée dans les rues des grandes villes d'Occident s'estompaient derrière celles, autrement plus bouleversantes, de mères arrachant les corps de leurs enfants aux gravats d'écoles effondrées. En quelques secondes, ce régime qui piétine les droits de l'homme des Tibétains se transformait en bon samaritain qui tend la main aux Sichuanais. La plupart des observateurs occidentaux ont vu là le résultat de la pression internationale : les dirigeants chinois, après le désastre en relation publique qui a suivi la répression des Tibétains le mois dernier, se seraient dépêchés de montrer une face plus sereine à l'occasion de cette catastrophe, trois mois avant l'ouverture des Jeux olympiques de Pékin. Bref, avec un cynisme consommé, ils auraient profité de cette catastrophe pour rehausser l'image de l'empire du Milieu à l'étranger.