Les livres quelquefois ont le goût de la vie vissé aux moindres phrases. Ca s'appelle la littérature. On est souvent loin du compte au final en matière de SF (le genre étant fortement spéculatif). Mais des fois quand même: petit hommage à un roman de Damasio... A vif... Qui dira la vérité première D'un vague slogan publicitaire Sur la vie ou sur le bonheur? Vivre plus, vraiment? Non, vivre tout simplement Pas même libre! Trop de mots, Trop d'ennui. Ô Damasio, Mon vif s’enfuit... Caracole rit Et le temps pleure L’instant ami Que la femme seule effleure. Au feu la vanité Je n’ai plus envie De vivre à côté De la vie… Viens donc et sois mon feu follet Je ne veux plus marcher pensif, Viens non pas pour me consoler Mais plutôt pour m’écorcher vif. (à l’amie F.D. qui me fit découvrir La Horde du Contrevent : j’y ai lu la force versatile et immuable de la Vie, son affriolante épaisseur… De la Sf certes mais de la littérature d'abord!) T.S.