« Vous savez que je ne voyage pas pour chercher le pittoresque. Mais, à vrai dire, parce que, quand je suis plus de dix mois quelque part, je m'em... et que je ne fais plus rien de bon », expliquait un jour Georges Simenon à Frédéric Dard. L'écrivain belge avait fait, à la fin de sa vie, le décompte des adresses qui avaient été siennes : trente et une. Sans cesse en mouvement, Simenon ne fut pourtant pas ce qu'on appelle un écrivain-voyageur, et ce ne sont pas ses romans, mais ses reportages, effectués entre 1931 et 1936 ainsi que durant son séjour américain en 1945-1946, qui lui valent d'intégrer la très belle collection « Voyager avec... », créée par Maurice Nadeau. Rapportés d'Afrique, d'Asie, d'Ukraine, de Pologne, du pourtour de la Méditerranée ou de Laponie, ses articles ont déjà été publiés en volumes, notamment dans ses oeuvres complètes parues chez Omnibus (Tout Simenon).